Description des pratiques pédagogiques dans le supérieur et les effets induits par celles-ci sur les étudiants

– Quelles sont les pratiques pédagogiques dans le supérieur ?
– Quelle perception ont les étudiants de ces différentes pratiques pédagogiques à l’université ?
– Quel impact de ces pratiques sur les étudiants ?
– Comment tester l’impact de ces pratiques sur la motivation des étudiants et leurs manières d’étudier ?

C’est à ces questions qu’Amélie Duguet et Sophie Morlaix tentent d’apporter un éclairage à travers : Les pratiques pédagogiques des enseignants universitaires : Quelle variété pour quelle efficacité ?

Extrait :
« En France, d’après le ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur en 2007, plus d’un étudiant sur deux « échoue » en première année universitaire : 30 % redoublent, 16 % se réorientent et 6 % abandonnent. »

« Bédard et Viau (2001) ont cherché à identifier la façon dont sont perçues les méthodes d’enseignement des professeurs par les étudiants de l’université de Sherbrooke. Ainsi, ils ont demandé aux étudiants d’exprimer leur avis concernant six « activités », autrement dit des « situations d’enseignement » : l’exposé délivré par l’enseignant, les ateliers, l’approche par problème, l’approche par projet, l’étude de cas, et les séminaires de lecture7. Il s’avère que l’approche par projet est celle qui motive le plus les étudiants de première année, de même que l’étude de cas et l’approche par problème. En réalité, les étudiants n’éprouvent aucune difficulté à percevoir l’utilité de ces activités. Les auteurs précisent également que les étudiants se sentent plus compétents pour accomplir ces activités, et ont une meilleure perception de la contrôlabilité de leur déroulement. Ces « méthodes », comme on pourrait les nommer, dites généralement « actives » semblent donc être les mieux adaptées pour favoriser la motivation de l’étudiant. Il en est tout autrement en ce qui concerne l’exposé. Cette forme d’enseignement fait en réalité référence au système traditionnel : l’enseignant dispense ses savoirs, fait un exposé, et les étudiants écoutent, généralement en prenant des notes. Or pour les étudiants de premier cycle, cette forme d’enseignement n’est pas perçue comme étant très « utile », ils n’ont pas « le sentiment d’avoir un contrôle sur son déroulement », et il s’agit de « situations dans lesquelles les étudiants n’ont pas le sentiment qu’ils sont capables d’apprendre ». Or, si l’on se réfère à la dynamique motivationnelle de Viau (1998), ces éléments constituent des facteurs essentiels à la motivation des étudiants. Le type de cours prodigué, et donc par là même les pratiques pédagogiques employées en ce sens ne seraient donc pas sans effet sur la motivation des étudiants, facteur jouant un rôle essentiel dans les apprentissages. D’ailleurs, pour Viau (2006), il est « important pour les professeurs d’université de réfléchir sur les activités pédagogiques qu’ils proposent à leurs étudiants et de se demander dans quelle mesure elles contribuent à maintenir leur motivation tout au long de leurs études.

Référence électronique
Amélie Duguet et Sophie Morlaix, « Les pratiques pédagogiques des enseignants universitaires : Quelle variété pour quelle efficacité ? », Questions Vives [En ligne], Vol.6 n°18 | 2012, mis en ligne le 15 octobre 2013

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Les MOOCS rassemblent mais divisent aussi la communauté TICE

#tice #elearning #mooc

Les MOOC‘s permettraient de démocratiser les ressources d’apprentissage, on peut dire ça, même si les plateformes pédagogiques (LMS) permettent aux enseignants depuis plus de 15 ans de rendre leurs ressources accessibles à tous.
Ils permettraient d’être évalué par les pairs, là non plus ça n’est pas nouveau puisque les LMS permettent de le faire depuis bien longtemps.

Les MOOC’s divisent.

gateau

Certains voient dans ce dispositif un nouveau modèle économique dont les universités devraient s’emparer (gratuité des cours en vue d’une certification payante, etc.), d’autres brandissent l’étandard de la démocratisation du savoir, enfin les derniers s’interrogent sur le dispositif en lui même :

quid de la pédagogie, des difficultés à effectuer un suivi et une évaluation des participants, de la de valorisation des compétences acquises par chacun, de la reconnaissance (ou validité) des certificats délivrés, de la véritable qualité des cours, de l’apprentissage effectué par les participants difficile à mesurer.
Comment maintenir la motivation des participants ? Comment favoriser les interactions entre pairs ? Que de la scénarisation des différentes activités, des évaluations, etc. ?

Les enjeux stratégiques, politiques et économiques exercent une influence prépondérante au détriment d’une réflexion autour de la transmission des savoirs et de l’apprentissage en ligne.

A travers les liens ci-dessous on peut être amené à se forger sa propre opinion :

« Petite Poucette », comment trouver ton chemin ?

Philosophe et historien des sciences, Michel Serres réclame l’indulgence pour les jeunes, obligés de tout réinventer  dans une société bouleversée  par les nouvelles technologies.

  • Un «nouvel humain» est né. Qui est-il ?

http://www.arte.tv/fr/les-jeunes-sont-ils-des-connectes-28-minutes/6578008,CmC=6578006.html

  • L’espace, le travail, le savoir, la culture ont changé. Et le corps ?

http://www.youtube.com/watch?v=iREkxNVetbQ

 

L’enseignant curateur

« La curation est la pratique qui consiste à sélectionner des contenus en ligne les plus pertinents et à les partager. Cette nouvelle compétence s’impose aujourd’hui suite à l’explosion du volume des informations contenues sur la toile et le besoin de trouver plus rapidement des informations stratégiques dans un monde dit d’immédiat »

source : Le monde, 18/04/2012, à propos de TIC EDUCATION de Montréal organisé en mai 2012 http://veillepedagogique.blog.lemonde.fr/2012/04/18/une-presentation-sur-lenseignant-curateur-a-tic-education-de-montreal-en-mai-2012/

Vidéo de JP Pinte : la notion de curateur et de curation dans l’enseignement http://youtu.be/TFGDlnWt-eQ

Twitter : les hashtags les plus utilisés de la communauté éducative

Un hashtag est un moyen de regrouper les tweets qui parlent d’un même sujet donné. Il permet donc de classer certaines informations pour les retrouver et les suivre plus facilement. Le nom est issu du symbole utilisé pour le définir à savoir le dièse (hash) : #. Pour créer un hashtag, il suffit de placer un dièse # avant un mot-clef dans un de vos tweets. Même s’il s’agit à la base d’une convention, Twitter reconnaît le symbole et rend automatiquement les hashtags cliquables. En france au niveau des Tice, on va retrouver régulièrement des hashtags comme #elearning, #tice,  #TNI etc.

 

Hashtags les plus poulaires :

  • #edchat – Education, worldwide (lots of US teachers). A really useful hashtag if you are interested in tweeting with a wide range of educators worldwide.
  • #schools – Massively wide ranging but used far less than #edchat or #ukedchat
  • #teaching – This hashtag seems to largely be used for jobseeking, FYI
  • #lrnchat – Learning chat
  • #TT – Teacher Tuesday where educators suggest others to follow
  • #kinderchat – hashtag for discussing kindergarten aged children
  • #EdChatIE – The educational hashtag for Ireland for all three levels
  • #ukedchat – UK Education
  • #ClavEd – The educational hashtag for French Speakers – Wednesdays at 12h(EST) 13h(ATL) 18h(Paris)
  • #GlobalEd – Education with a global dimension

source : http://edudemic.com/2011/10/twitter-hashtag-dictionary/

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Pourquoi varier les approches pédagogiques?

Cinq raisons pour varier ses approches pédagogiques :

1. La rétention de l’information augmente considérablement lorsque l’enseignant varie ses méthodes pédagogiques.
2. varier ses approches permet de respecter les différentes caractéristiques des étudiants et de solliciter le développement de leurs différents potentiels.
3. Lorsque les étudiants se sentent interpellés, il y a un impact direct sur leur motivation et sur l’effort fourni pour leur apprentissage.
4. Avec la globalisation des universités, il devient important de rejoindre les gens des différentes cultures et disciplines.
5. Les professions demandent différents types d’intelligence, caractéristiques et traits.

source : NANCy BrASSArD, professeure à l’eNAp, Le tABLeAu, Volume 1,  Numéro 1,  2012

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Théorie des intelligences multiples

 Ou en est la robotique et l’intelligence artificielle ?

La théorie des intelligences multiples suggère qu’il existe plusieurs types d’intelligence chez l’enfant d’âge scolaire et aussi, par extension, chez l’Homme. Cette théorie fut pour la première fois proposée par Howard Gardner en 1983.

Source : cousciouness on 16 février 2012

http://singularite.wordpress.com/2012/02/16/theorie-des-intelligences-multiples-ou-en-est-la-robotique-et-lintelligence-artificielle/